Fille de maître-forgeron, Caroline "Hobbit" a grandi dans la fascination du métal et de la puissance qui s'en dégageait. N'aspirant qu'à reprendre la forge de son père, elle a travaillé d'arrache-pied, ne rechignant devant aucune tâche, fut-elle ingrate, pour prouver sa légitimité. C'est lors d'une livraison d'armes qu'elle rencontra des "clients intéressants", selon ses dires, chez les Bretteurs de Saint-Jean. Elle les regardait s'entraîner sur le peu de temps libre qu'elle s'accordait, et essayait gauchement de reproduire leurs techniques. Cela amusait beaucoup les Bretteurs, et ils lui montrèrent qu'une lame n'était pas un marteau, et qu'un adversaire motivé réagissait différemment d'une enclume.

 

 Elle combat avec tout type d'arme suivant un style qui lui est propre et qu'elle développe au fur et à mesure. D'un caractère aussi bouillant que la forge de son père, il lui est complexe de maîtriser son tempérament plutôt brut pour apprécier la finesse et la précision mortelle de cet art de la brette. Elle n'arrive pas à appréhender le fait que des grands maîtres ont théorisé l'escrime : pour elle, cela se vit, sans réfléchir. Son imagination en la matière fait des merveilles, sortant sans cesse de nouvelles techniques, qui surprennent ses adversaires. L'efficacité n'est pas toujours au rendez-vous, cependant, mais ses compagnons pallient heureusement à ses défauts.